De l’ombre à la lumièreComment retracer ces...

De l’ombre à la lumière

Comment retracer ces deux journées sans aborder les deux réalités apparemment contradictoires et pourtant si palpables. Nous étions là dans ce havre de paix, dans le silence qui permet à Dieu de se laisser entendre, porté par la prière des moines, guidé par le Père Raymond Baraché qui à travers l’épisode de la samaritaine et des textes du pape François tirés de « La joie de l’Evangile » nous fit parcourir le chemin qui nous fait devenir des Disciples-Missionnaires (Chemin de lumière). Nous étions là aussi dans ce havre de paix porteurs de la violence du monde, de cette violence si proche, qui touche aujourd’hui la France. Porteurs de la blessure de l’Eglise, et de ceux qui ont été blessés par cette même Eglise. Porteurs enfin de nos propres blessures, décès, maladie, séparations, fin de mois difficile, enfants qui nous échappent… (Cette part d’ombre sur nos chemins).
Les passages d’Evangile de ces dernières semaines, qui nous préparaient à ce temps de l’Avent dans lequel nous sommes entrés, ne disaient pas autre chose. « Cette terre passera, mes Paroles ne passeront pas » ou encore « Veillez et priez » « Relevez la tête »…
Le lieu même de l’abbaye avec ses espaces dédiés aux moines de Tibhirine et aux martyres de l’Algérie (Béatifiés le 8 décembre) nous montrent ces hommes et ces femmes qui à la suite du Christ ont accepté de s’enfoncer dans la nuit pour que vienne le Jour.
Il approche le jour de l’Immaculée Conception où nous célèbrerons Marie la première des « Disciples-Missionnaires », jour où ensemble, nous parcourrons les rues de Rochefort Samson flambeaux à la main et illuminerons le bord de nos fenêtres de lumignons colorés.
Que ces gestes de piété ne nous fassent pas perdre de vue ce que nous demande Jésus : « Soyez la lumière du monde ».

Philippe Luciani






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